🌱 800 variétés de semences.
🥕 Des légumes à cueillir soi-même.
👩🌾 Une ancienne ferme laitière devenue, en cinq ans, un lieu qui accueille plusieurs projets agricoles et alimentaires…
Tout cela, nos maraîchers du BP REA l’ont découvert lors d’un voyage d'étude de quatre jours en Belgique 🇧🇪
Des modèles qui bousculent les habitudes
Premier arrêt chez Semailles, producteur de semences biologiques et reproductibles. Sur son site principal d’environ 1,2 hectare, l’entreprise produit près de 150 variétés. Avec trois autres terrains et le travail de multiplicateurs, ce sont plus de 800 variétés qui sont proposées aujourd’hui.
Quelques heures plus tard, nos stagiaires découvraient Le Champ Paysan, une coopérative réunissant trois maraîchers et deux salariés. Ici, le choix du collectif permet de mettre en commun l'outil de travail et de partager la gestion de la ferme. Une organisation qui interroge aussi la place du travail dans le métier : les associés cherchent à réduire leur temps de travail tout en maintenant un revenu pour eux et leurs salariés.
À Filons Vert, autre découverte : l’auto-cueillette. Les abonnés viennent directement récolter leurs légumes dans le jardin, parfois même en l’absence des maraîchères. Le système repose sur une relation de confiance et sur une autre manière de penser le lien entre producteurs et consommateurs.
Du terrain à la recherche
Le voyage a aussi permis de prendre un peu de recul sur les pratiques culturales. Au Centre wallon de recherche agronomique de Gembloux 🔬, les BP REA ont découvert la plateforme expérimentale SYCMA, où plusieurs systèmes de production maraîchère biologique sont comparés sur plusieurs années. Fertilité des sols, gestion des adventices, travail du sol, choix des cultures et résilience face au changement climatique : les essais permettent d'observer concrètement les effets de différents systèmes et d'envisager les évolutions possibles pour les années à venir.
La visite de la Ferme de la Préale a apporté une autre perspective. En cinq ans, cette ancienne ferme laitière à l’abandon est devenue une véritable pépinière de projets, réunissant maraîchage, production de semences, plantes aromatiques et médicinales, boulangerie et bientôt élevage caprin, autour d’un tiers-lieu ouvert au territoire.
Comparer pour mieux comprendre
La dernière matinée, consacrée à la rencontre avec les apprenants du CRABE à Jodoigne, a permis de mettre ces découvertes en perspective.
À partir des visites de la semaine, nos stagiaires ont échangé autour de quatre grandes questions : l’installation et le foncier, les techniques de production et les équipements, le contexte territorial, puis la commercialisation et la rentabilité des fermes 🤔💭
Les différences sont parfois importantes. En Belgique, par exemple, l’accès au foncier constitue un frein majeur, avec des prix de terres agricoles bien supérieurs à ceux observés en France. D’autres choix, comme le travail en collectif, l’auto-cueillette ou la recherche d’un meilleur équilibre entre temps de travail et revenu, ont également ouvert la discussion.
Pendant quatre jours, nos maraîchers en devenir ont donc changé de cadre pour observer leur futur métier sous d’autres angles. De quoi rapporter dans les champs lorrains quelques nouvelles références, mais surtout de nouvelles questions pour réfléchir à son projet 🌱😉














